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Elevage de vie : alimentation-chevaux-ration-cheval-soins
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La production et l'utilisation du cheval ont connu une évolution considérable en moins d'un siècle : réduction drastique des effectifs accompagnée de la réorientation de la production de chevaux de trait vers la production de viande et la diversification progressive de l'utilisation du cheval léger pour les courses, les sports et les loisirs. Parallèlement, toutefois, les connaissances n'ont plus évolué à partir de la première guerre mondiale, alors qu'au siècle dernier, le cheval était l'espèce la mieux connue. Les utilisateurs avaient tendance à extrapoler au cheval les connaissances acquises chez les autres espèces et les hommes de cheval à considérer que l'organisme du cheval ne "fonctionnait" pas comme celui des autres animaux. Jusque dans les années 1980, les tables des apports alimentaires recommandés pour les chevaux utilisées en France étaient les tables de référence pour ruminants établies par le Pr A.M. Leroy. Il a fallu attendre 1978 pour que le National Research Council des USA publie les premiers nouveaux systèmes d'évaluation de la valeur nutritive des aliments et des besoins des chevaux exprimés en énergie digestible et en matières azotées digestibles mesurées chez le cheval. Ces systèmes ont diffusé partiellement en Europe du Nord, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Il est très vite apparu que la valeur nutritive, des fourrages en particulier, était très surestimée (de 10 à 40 % selon les aliments) et que le calcul factoriel des besoins conduisait à des recommandations alimentaires très peu précises. Les besoins avaient été calculés sur la base de dépenses physiologiques peu ou mal établies et de rendements d'utilisation des nutriments énergétiques et azotés hypothétiques. Les essais d'alimentation réalisés aux USA par la suite ont d'ailleurs mis en évidence l'imprécision des apports recommandés par le National Research Council. C'est pourquoi, sous l'impulsion de R. Jarrige, l'INRA a entrepris dès les années 1970 des recherches pour améliorer l'évaluation et la prédictionde la valeur énergétique et azotée des aliments et des apports alimentaires recommandés. -------------------------------------------------------------------------------- Les nouveaux systèmes INRA d'évaluation et de prédiction de la valeur nutritive des aliments -------------------------------------------------------------------------------- Grâce aux nombreuses études réalisées sur l'utilisation digestive et métabolique des aliments, la valeur énergétique et azotée des aliments est maintenant évaluée en quantité d'énergie nette et d'acides aminés disponibles pour couvrir les dépenses physiologiques du cheval (Martin-Rosset et al 1994). La valeur énergétique nette des aliments est calculée à partir de leur composition chimique et de leur digestibilité. Elle tient compte de la nature, des quantités de nutriments absorbés et de leurs rendements respectifs ainsi que de la dépense énergétique liée à l'ingestion, variable selon les aliments ( Vermorel et Martin-Rosset in INRA 1984 et 1996). Pour des raisons pratiques et de cohérence avec les herbivores ruminants, elle est exprimée en Unités Fourragères Cheval (UFC). Cette unité correspond à la valeur énergétique nette d'un kg brut d'un aliment de référence (l'orge) pour le cheval à l'entretien. L'entretien représente en effet de 50 à 90 % des besoins énergétiques totaux des différents types de chevaux. Les variations relatives de l'utilisation de l'énergie des aliments sont semblables lorsque ces derniers sont utilisés pour l'entretien et pour les différents types de production (travail, lait, croissance). La valeur azotée des aliments est exprimée en Matières Azotées Digestibles Cheval (MADC). Elle correspond à la quantité d'acides aminés absorbés essentiellement dans l'intestin grêle et, dans une proportion bien plus limitée, dans le gros intestin (Jarrige et Tisserand in INRA 1984, Tisserand et Martin-Rosset 1996). Dans le cas des fourrages, la valeur MADC est calculée à partir de la quantité de matières azotées digestibles (MAD) déterminée chez le cheval à l'INRA (Martin-Rosset et al , in INRA 1984) corrigée par un facteur (k) variant de 70 à 90 % selon le type de fourrages, pour tenir compte de la digestibilité réelle des matières azotées alimentaires dans l'intestin grêle et le gros intestin et du taux de récupération des acides aminés dans le gros intestin (Jarrige et Tisserand in INRA 1984). Dans le cas des aliments concentrés, la valeur MADC correspond à leur teneur en MAD car la digestion des matières azotées alimentaires a lieu essentiellement dans l'intestin grêle. Les travaux réalisés à l'INRA au cours des dernières années ont permis, grâce à des méthodologies originales (chevaux ou poneys porteurs de fistules du caecum ou du côlon, aliments placés dans des sachets de nylon transitant dans le tube digestif), de mesurer la digestibilité réelle des matières azotées alimentaires dans l'intestin grêle et le gros intestin, la dégradation des matières azotées et l'absorption des acides aminés dans le gros intestin et de valider le concept global du système MADC (Tisserand et Martin-Rosset 1996). Ces modes d'expression permettent aux utilisateurs de comparer facilement les aliments tant au plan technique que commercial , et de les substituer les uns aux autres sur la base de leurs apports en énergie nette et en acides aminés. Des tables originales de la composition chimique et de la valeur nutritive de 150 aliments ont été établies (INRA 1984), puis complétées en 1990, et révisées en 1997), grâce à la mesure de la digestibilité de 80 fourrages et 20 aliments concentrés qui constituent une banque de données unique au monde pour le Cheval (Martin-Rosset et al 1984 et 1995). Il a été établi que la digestibilité des fourrages ne dépend ni des quantités ingérées, ni de la proportion d'aliment concentré de la ration. La mesure par calorimétrie indirecte de l'efficacité de l'énergie métabolisable de 12 aliments-types : fourrages ou (et) aliments concentrés (Vermorel et al 1996), de même que les mesures de la digestiblité des matières azotées de ces aliments à différents niveaux du tube digestif (Macheboeuf et al 1997) et de l'absorption des acides aminés (Cabrera et al 1996), ont permis d'établir la valeur énergétique nette et la valeur azotée des 150 aliments contenus dans les tables INRA. Ces tables permettent aux utilisateurs de chevaux de déterminer directement la valeur des aliments bien identifiés : espèce, stades et conditions de récolte pour les fourrages, espèces et traitements technologiques pour les aliments concentrés simples. Dans le cas des aliments pour lesquels l'utilisateur a peu d'information (fourrages achetés ou aliments composés du commerce), elles sont complétées par des équations qui permettent aux laboratoires d'analyse de routine de prévoir, à la demande des utilisateurs, la valeur nutritive des aliments à partir de la composition chimique ou des éléments digestibles (Martin Rosset et al 1984, 1994 et 1995) mesurés par des méthodes analytiques rapides souvent mises au point par l'INRA : méthode des sachets de nylon (Miraglia et al 1988) méthode enzymatique (pepsine cellulase) méthode biophysique (spectrophotométrie dans le proche infra rouge : Andrieu et Martin-Rosset 1993). -------------------------------------------------------------------------------- Besoins nutritionnels et apports alimentaires recommandés par l'INRA -------------------------------------------------------------------------------- Les besoins nutritionnels et apports alimentaires recommandés pour les chevaux à l'entretien ou en production (travail, lactation, croissance) sont exprimés également en UFC et MADC. Les besoins nutritionnels en énergie et en matières azotées du cheval à l'entretien, en gestation, lactation, croissance et au travail ont été déterminées à l'INRA avec des méthodes expérimentales connues chez les autres espèces ou spécifiquement mises au point chez le cheval. Ainsi, la production laitière de la jument a été mesurée par marquage de l'eau corporelle du poulain ou par traite après injection d'ocytocine. Ces méthodes ont permis de relier la production de lait aux apports alimentaires (Doreau et al 1988) en tenant compte de la capacité d'ingestion de la jument et de son évolution au cours du cycle gestation-lactation (Doreau et al 1992). La composition corporelle des chevaux en croissance a été reliée aux apports alimentaires pour prévoir les besoins des chevaux selon la race, le sexe, le type de production, le poids et le gain de poids (Agabriel et al in INRA 1984, Bigot et al in INRA 1990). Les apports alimentaires journaliers recommandés correspondants ont été déterminés pour les différents types d'animaux : la jument, selon l'état et le stade physiologique ainsi que l'état corporel à la mise bas (Martin-Rosset et Doreau in INRA 1984, Doreau et al in INRA 1990), le cheval en croissance, selon le poids et le gain de poids (Agabriel et al in INRA 1984, Bigot et al in INRA 1990), le cheval au travail, selon le type d'utilisation, la durée et l'intensité de l'effort (Martin-Rosset 1993). Ces recommandations alimentaires ont pu être établies grâce aux nombreux essais d'alimentation réalisés à l'INRA, à la Station expérimentale des Haras (en collaboration avec M. Jussiaux et C. Trillaud-Geyl) à l'Ecole Nationale d'Equitation (grâce à l'appui du Général Dumont St Priest) ou au Centre d'Enseignement Zootechnique de Rambouillet (avec le concours de L. Tavernier, Section hippique), dans des conditions normales d'exploitation du Cheval. Cette méthode prend en compte tous les facteurs de variation (individuel, environnement, santé, etc), ce que le mode de calcul factoriel des besoins utilisé par le National Research Council des USA ne peut faire. Des tables d'apports alimentaires recommandés ont été établies par l'INRA (1984 et 1990) pour permettre aux utilisateurs de prévoir les besoins et les apports alimentaires correspondant des chevaux. Parallèlement, des stratégies raisonnées des apports alimentaires et des méthodes nouvelles de rationnement des chevaux d'élevage et des chevaux au travail ont été définies par rapport à des objectifs de production et d'utilisation des différents types de chevaux en tenant compte des conditions de pâturage pour les chevaux d'élevage (Agabriel et al in INRA 1984, Bigot et al 1987, Micol et Martin-Rosset 1995) et des conditions d'utilisation pour le cheval au travail (Martin-Rosset 1993). alimentation-chevaux-ration-cheval-soins Les conditions optimales d'utilisation d'un grand nombre d'aliments ou de rations ont été étudiées puis définies pour répondre aux différentes situations rencontrées par les utilisateurs. L'ingestibilité des fourrages verts, ensilés ou secs a été mesurée chez le cheval adulte à l'entretien ou en production et chez le cheval en croissance. La composition optimale des rations, exprimée notamment par les proportions de fourrage et d'aliment concentré a été déterminée pour permettre la couverture au moindre coût des besoins de la jument (Martin-Rosset et Doreau in INRA 1984, Doreau et al in INRA 1990), du cheval en croissance (Agabriel et al in INRA 1984, Bigot et al 1987 et in INRA 1990) et du cheval au travail (Martin-Rosset 1993). -------------------------------------------------------------------------------- Conclusion et perspectives -------------------------------------------------------------------------------- En moins de 25 ans, l'INRA a rénové les bases scientifiques de la nutrition équine et, proposé des recommandations pratiques pour alimenter rationnellement les chevaux. Ceci a pu être réalisé grâce à l'appui du Conseil scientifique INRA-Haras nationaux, et plus particulièrement de leurs premiers présidents : P. Charlet (Pr de Zootechnie à l'INA-PG) et P. Mauléon (Directeur Scientifique des Productions Animales à l'INRA) et au cofinancement des recherches décidé par H. Blanc, chef du service des Haras nationaux. Ces innovations ont été diffusées par les chercheurs INRA dans le cadre des Journées nationales de la Recherche Chevaline organisées chaque année par l'Institut du Cheval depuis 1972. Ces connaissances ont été publiées dans 2 ouvrages : Le Cheval (INRA 1984) et l'Alimentation des chevaux (INRA 1990, révision prévue en 1997), destinés à un public francophone. La traduction du dernier ouvrage en 5 langues, notamment l'anglais et l'espagnol, a conduit à la diffusion et à l'utilisation au plan international des innovations de l'INRA. Les systèmes INRA sont adoptés dans la plupart des pays européens, du Sud (Espagne, Italie) et du Nord (Pays Bas, Norvège...), et le seront très probablement en Amérique du Nord et du Sud. alimentation-chevaux-ration-cheval-soins La diffusion de ces nouveaux systèmes, accompagnée de méthodes et d'outils de calculs des rations (graphique et/ou informatique : logiciel Cheval-ration), a conduit progressivement l'homme de cheval à aborder beaucoup plus rationnellement l'alimentation et l'utilisation de cet animal et à être plus exigeant en termes d'informations scientifiques et techniques, le profil social, le niveau de formation initiale et la pression croissante des contraintes économiques aidant. alimentation-chevaux-ration-cheval-soins Les études réalisées actuellement sur la production et l'absorption des nutriments aux différents niveaux du tube digestif devraient permettre d'optimiser les conditions d'utilisation des aliments par le cheval en termes d'efficacité et de bien-être. Parallèlement, l'abandon progressif de l'exploitation des surfaces agricoles et la baisse du nombre d'agriculteurs, particulièrement en zones défavorisées ont conduit l'INRA à étudier les possibilités d'utiliser le cheval en tant qu'herbivore capable de participer à l'entretien de l'espace et de contribuer à la diversification des productions et des activités socio-économiques en zones rurales en déprise, voire en zones périurbaines. Par ailleurs, l'étude dans les pays en voie de développement des équidés de traction nourris essentiellement avec des fourrages locaux pâturés ou conservés peut être nécessaire pour favoriser la mécanisation et le développement de systèmes pérennes dans ces pays où la France et l'INRA développent des actions. 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Jean-Christophe BESSON
Le bourg 
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tél : 01.30.56.65.49 portable : 06.15.92.10.54

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