chevaux-anglo-normand
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Elevage de vie : chevaux-anglo-normand
The " De Vie " breeding farm

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Aussi appelé demi-sang Normand, une ancienne race française, originaire de la région " Normandie ". Issu du croisement de juments Normandes avec le PS et le Norfolk (=demi sang anglais) ; ce qui a donné son nom. Intégré dans le "Selle Français" avec lequel il est souvent confondu et une lignée de Trotteurs Français. (Nos voisins allemands appellent aujourd’hui le trotteur français l’Anglo normand.) Malheureusement la race est complètement avalée par le SF , laissant beaucop de qualités pour lesquels il était connu dans le monde entier derrière lui. Il a été utilisé pour créer ou améliorer plusieurs races européennes de chevaux de selle, par example les Holstein qui ont comme fondateur de la race l’étalon "Cor de la Bruyere". Le sang de" Furioso II" (un étalon de renommé) est très répandu aussi chez les Oldenburg . Au regret de beaucoup d’éleveurs, la race n’existe plus.

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> « Sous le nom générique d'anglo-normand » on trouve « toujours des Métis, issus de croisements (divers)... avec des juments ayant plus ou moins d'origine ». Cette population n'est d'ailleurs catégorisée que par ses finalités commerciales : 1.- Les plus rapides seront des trotteurs d'hippodromes ... ; 2.- d'autres qui ont « de la taille et de l'étoffe », mais moins rapides, seront les « Carrossiers » pour le commerce de luxe ; 3.- ceux qui restent seront destinés à l'armée : cavalerie lourde, de ligne et légère, artillerie de selle et de trait. Trente-six ans après le rapport Bocher, député du Calvados, on constate que les certitudes des notables normands restent entières. Elles le restent aussi dans l'administration qui, depuis 1848, a établi que les courses d'essai pour les achats des étalons de demi-sang par l'État auraient lieu exclusivement au trot (5). Les étalons de demi-sang de la loi 1874 seront donc des trotteurs. Bonnefont confirme en 1908 ce choix, cette politique du trotteur: « (L'administration) accorde ses faveurs aux trotteurs qui lui fournissent ses étalons de tête... ; le sang trotteur se répand dans toute la race ... ». Il ne peut s'agir que des anglo-normands. Ainsi l'application de la loi Bocher qui, on l'a vu, a choisi le demi-sang anglo-normand, a privilégié en outre l'influence du trotteur. La France produira donc des trotteurs, non des galopeurs ou leurs dérivés. Les chiffres ? Dans les dépôts d'étalons des haras, répartis sur tout le territoire métropolitain, nous trouvons : en 1873 : 859 demi sang, en 1880 : 1641 demi-sang, en 1892 : 1738 demi-sang, en 1905 : 2150 demi-sang. Bonnefont note encore : « ... La Remonte (de l'armée) se plaint de ne trouver qu'accidentellement le cheval de selle. » Nous en comprenons la raison fondamentale : « l’administration se refuse à entrer dans la voie des réformes demandées par la Remonte. » En clair : le ministère de l'Agriculture refuse de faire produire à l'élevage national un type de cheval adapté au service en campagne de guerre. C'est là un étonnant renversement de perspective, de politique d'élevage et un détournement de la loi sur « les haras et remontes », dont le but était de fournir les « armes » en chevaux aux « qualités requises pour chacune ». Ainsi, pour la deuxième fois au XIXe siècle, les intérêts de l'industrie et du négoce privés l’emportent sur l'intérêt de la Défense. Mais en cette fin de siècle, le ministère de la Guerre laissera agir les « civils patriotes », plutôt que de se retrouver - comme dans les années 1840 - face à la coalition des notables. En effet ce « dévoiement » de la direction d'application de la loi livrait la « France chevaline » aux étalons trotteurs. Cela provoquera une réaction des hommes de cheval cavaliers. L'histoire a retenu les noms de Sautereau, journaliste hippique parisien, du comte de Bresson, éleveur vendéen, de Doléris, éleveur des Basses-Pyrénées, et, du plus célèbre, le normand de Gasté, né à Lisieux en 1859 et mort à « La Genevray » en 1947 (?). Ils fondèrent en 1898 « la Société d'encouragement à l'élevage du cheval de guerre français » (6) ! Ce nom était tout un programme. C'était aussi un terrible constat d'échec de l'élevage français qui aurait dû fournit « les chevaux nécessaires à toutes les armes » (Bonnefont). On peut expliquer cette fracture du monde hippique, d'une part, par les récriminations des officiers de la Cavalerie, dont une partie importante appartenait à des familles de hobereaux de l'Ouest ; d'autre part, par l'influence des travaux d'hippologie de Gasté qui eurent un grand retentissement, et que toutes les intrigues ne purent déconsidérer. Citons : « La faillite du trotteur normand comme cheval de selle » (7).

Jean-ChristopheBESSON
Lebourg 
50560  GEFFOSSES
tél: 01.30.56.65.49 portable: 06.15.92.10.54

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