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Elevage de vie : foal-sf-cso-foal-sf-cso
The " De Vie " breeding farm

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Bienvenue à l'élevage de vie.

Les concours de "Beauté" pour animaux en tous genres existent depuis que l'homme les élève, ou presque. Le cheval n' y échappe pas, bien au contraire, puisque les épreuves dites de "Modèle et Allures" étaient encore de fraîche date (20 ans), le seul critère de sélection, tout du moins en ce qui concerne le cheval de selle. On jugeait, notamment, les futurs étalons de 3 ans lors d'un concours de "Modèle et Allures" qui était la seule et unique étape de sélection dans la vie d'un reproducteur avant qu'on ne juge sa descendance dix ans plus tard ! Les poulinières, les pouliches de 2 et 3 ans sont toujours "sélectionnées" également selon ce même critère. Les chevaux de concours hippiques qui accédent aux championnats des 4 et 5 ans, puis plus tard des 6 ans doivent passer sous le joug des juges de Modèle. Beaucoup plus récemment sont apparus les concours de foals. Les concours de foals se sont généralisés à travers l'Europe. J'ai, notamment été juge depuis 10 ans à plusieurs championnats de foals aussi bien en France qu'à l'Étranger. La comparaison entre les championnats de foals de Lanaken et de Saint Lô m'a donné à réfléchir sur la raison d'être, l'utilité et les conséquences des concours de Modèle et Allures. Je vous livre donc le fruit de cette réflexion. Je trouve qu'il est très intéressant de juger les concours de foals en particulier, car il y a là toute la motivation du Monde du Cheval, l'espoir. Chacun de nous, en faisant saillir une jument par un étalon de son choix entame un processus de rêve et d' espoir ... celui de faire naître un champion. La première étape de ce long voyage de compétitions de plusieurs années n'est autre que les concours de foals. En France le championnat se tient à Saint-Lô, mais le plus intéressant est celui de Lanaken, lors du Championnat du Monde des jeunes chevaux, car il y a des foals de toute l'Europe. Bien qu'il y ait une majorité de foals KWPN (Hollande) et Z (Zangersheide), on y voit aussi de nombreux foals de Belgique et de différents stud-books allemands et quelques sujets Selles-Français. Ce concours permet d'avoir une vision européenne de l'élevage. En général on y voit environ 140 foals (70 femelles et 70 mâles) jugés chaque année par un jury franco-germanique. Les foals sont jugés selon une grille de notation sur 60 points où la locomotion est prédominan-te. Jugez en vous-même : modèle (10 points), pas (10 points),trot (10 points), galop (10 points), souplesse (10 points), régularité (10 points). Les foals classés en tête ont donc une locomotion re-marquable, les destinant à une carrière sportive. J'in-siste sur la qualité du galop, estimant que c'est l'allure fondamentale du cheval de sport. Même si certains juges hannovriens se laissent "emballer" par des trots époustouflants. Par ailleurs, je pense qu'il faut insister sur l'obligation pour les femelles d'avoir une "présence féminine liée à leur sexe, indispensable dans leur future carrière de poulinière". Pour un jury français "tra-ditionnel" certaines cham-pionnes paraissent sans doute, comme hautes sur jambes et légères dans leur dessous. Cela dit, ce sont des pouliches dites "sport", c'est à dire correspondant aux normes sportives actu-elles, de sang, de locomo-tion, d'harmonie et d'élé-gance. Ce que les juges français appellent, à tort "trop sport"... traduisez, sans doute, par "trop bon"!. Les mâles qui ont remporté ce championnat ces der-nières années sont de remar-quables poulains, virils, harmonieux, dotés d'allures impressionnantes, toujours en équilibre dans leurs tran-sitions. D'aucuns considèrent que les concours de Modèle et Allures font partie du "fol-klore" de l'élevage et qu'il n'y a pas de corrélation en-tre le modèle et allures et l'aptitude sportive. Ceux là même qui, en France, substituent le BLUP à la sélection phénotypique. UN ASPECT SOCIAL ET ÉCONOMIQUE Tout d'abord, l'aspect social et économique des concours de modèle et allures a sa raison d'être car dans les pays d'Europe, les éleveurs souhaitent comparer et vendre leur production, n'étant pas structurés, dans la plupart des cas, pour l'amener plus loin, au stade de la compétition sportive. Le marché du foal est donc, partout en Europe, une acti-vité très importante qu' il faut maintenir et dévelop-per. Par ailleurs, la sélection dans l'élevage se fait, dans toutes les races sur le nom-bre. C'est en sélectionnant selon le "standard de la race" depuis le plus jeune âge un nombre important d'animaux que l'on obtient, à terme, l'élite de chaque génération. Cela n'est pas nouveau. Ce qui fait la force commer-ciale des grands stud-books Allemands (Holstein, Han-novre, Oldenbourg, West-phalie) et KWPN (Pays Bas), c'est justement cet at-tachement à la sélection, dès le plus jeune âge, par le biais des épreuves de modèle et allures. C'est ainsi qu' ils sont arrivés à obtenir en 20 ou 30 ans une homogénéité de leur pro-duction. Ils ont compris que produire un joli cheval, har-monieux, souple, actif en mouvement est primordial si l'on veut le commer-cialiser. Ce type de cheval quelle que soit son aptitude sportive est facile à vendre car il s' adresse avant tout à la clientèle amateur, de loin la plus nombreuse. Comment expliquer autre-ment l'énorme succès com-mercial des Trakheners, race esthétiquement su-perbe dont les résultats sportifs sont pourtant loin d'atteindre ceux du Ha-novre ou du Holstein ? Néanmoins des associations d'éleveurs de Trakheners voient le jour dans de nom-breux pays d'autant plus que le Trakhener a choisi comme discipline de prédi-lection le Dressage qui est la discipline "montante" à l'heure actuelle. En revanche, en France, dans les concours de "Mo-dèle et Allures", nos diri-geants (HN) ont toujours eu une conception de la sélec-tion ignorant la raison d'être de cet élevage du cheval de selle des années 60-80 : la commercialisation. ÉTABLISSEMENT D'UN STANDARD La France n'a jamais déter-miné un standard, avec des critères précis, du Selle Français. Est-ce lié au fait que l'ap-pellation S.F. était plus un "Label" qu'une race ? En ef-fet, il y a encore peu de temps, en croisant un pur-sang anglais et un trotteur français (deux races de courses diamétralement op-posées), nous obtenions un Selle Français... même si cela a donné, une fois, Jap-peloup, champion olym-pique ! C'est sans aucun doute, ce qui expliquait le manque d'homogénéité du SF. Ce qui est encore plus grave, c'est que depuis 15 ans que la "Sélection" par le BLUP a été mise en place, la notion d'expertise disparaît au profit de l'indice. Aujour-d'hui, un cheval entier de n'importe quel modèle, avec des défauts morpholo-giques flagrants, une origine quelconque sera agréé "de droit" à la monte publique, s'il peut se prévaloir d'un BSO ou d'un ISO suffisant. D'où le nombre exorbitant, le record mondial (on a les records qu'on peut) de plus de 900 étalons de selle agréés en France à l'heure actuelle ! La commission d'agrément est devenue obsolète et le concours d'étalons en voie de dispa-rition compte tenu de la nouvelle réglementation de la monte publique en France. En repoussant l'agrément à la monte à l'âge de 5 ans minimum (sur l'ISO), nos instances dirigeantes aug-mentent l'écart des géné-rations et diminuent ainsi le gain génétique, d'autant que la plupart de nos con-currents agréent leurs étalons à 2 ans et demi (monte à 3 ans). Pourquoi la sélection par la performance qui a été le plus gros progrès pour pas-ser de l'ère du cheval de selle à l'ère du cheval de sport, dans les années 80, est-elle poussée à son paro-xysme ? Les partisans de ce paroxysme arguent que les indices sont les seuls élé-ments objectifs, alors que le jugement humain sera tou-jours subjectif. Je ne m'étendrai pas sur la fiabilité globale du BLUP mais rappelerai tout de mê-me que cet indice est très "nationaliste" et ne concer-ne que les chevaux concou-rant dans un pays détermi-né, en l'occurrence la Fran-ce. Ils n'ont donc qu'une objectivité tout à fait relati-ve... voir subjective ! En ce qui concerne foal, sf, selle français, cso la sub-jectivité des juges, elle est indéniable, au même titre que celle de l'acheteur d'un cheval. Si l'appréciation d' un che-val était "objective",foal, sf, selle français, cso tout le monde voudrait acheter le même. Qu'est ce qui fait que dans les concours de Modèle et Allures, les juges arrivent à un consensus ? c'est qu'un certain type d'animal correspond aux critères établis ou s'en approche. Mais encore faut-il que ces critères soient établis, c'est à dire que soit fixé un standard. Ce qui est loin d' être le cas en France. Le manque de standard a toujours fait défaut. Par le passé, les juges, c'est à dire, les officiers des Haras avaient l'autorité arbitraire pour imposer leur diktat à des éleveurs révérencieux. Certains ont été de grands hommes de cheval, fin con-naisseurs et ils ont fait pro-gresser la race. D'autres que leur fonction n' a jamais rendu compétents, ont eu un rôle plutôt néfaste, parfois heureusement con-trebalancé par le talent d'éleveurs influents, ou de grands étalonniers. Aujourd'hui un nombre croissant de fonctionnaires en charge de la sélection n'ont plus de compétence d'expert et donc se retran-che derrière un système mihiliste qui dénonce et supprime l'expertise. Depuis le début des années 80 ou cette nouvelle poli-tique a été mise en place, notre Administration de tutelle, (comme elle se nomme) n' a pas senti le vent tourner, c'est à dire l'orientation du cheval de selle vers le cheval de sport. C'est la raison pour laquelle la section de l'étalonnage privé s'est considérablement développée dans un laps de temps très court (tableau A). Le secteur public ne répondant plus à la deman-de du marché, le secteur privé jusque là embryonnai-re a vu le jour pour com-bler les lacunes du service public à partir de 1985. Ce n'est pas faute d'avoir tiré le signal d'alarme car dès 1977 (il y a déjà plus de 20 ans !), dans mes chroniques de l'Eperon, je vilipendais la sélection passéiste en récla-mant la sélection des repro-ducteurs par les disciplines auxquelles on destine leur production. C'est la raison pour laquelle le secteur privé représente plus de 60% des effectifs d'étalons (5% dans les an-nées 70), mais qualitati-vement c'est 80% des pal-marès obtenus par les pro-duits des étalons privés no-tamment lors de la Grande Semaine de l'Élevage à Fontainebleau. Ce n'est d'ailleurs qu'à l'oc-casion de cette manifesta-tion pour jeunes chevaux que subsiste des épreuves de Modèle et Allure qui débouchent sur l'attribution de titres de champions de 4, 5 et 6 ans, conjugant les résultats sportifs et la N.E.P. Les deux éléments primor-diaux dont il semble que les dirigeants français aient fait abstraction, sont "la loi du marché" et la notion du cheval de "sport". L'Administration a toujors considéré comme vulgaire de parler d'argent, de com-merce, de rentabilité... et pour cause l'argent public semblait un puits sans fond ! Cette notion de rentabilité commence à apparaitre chez certains dirigeants concernant l'amortissement des étalons. En toute logi-que, cela devrait déboucher sur la réforme des 2/3 des étalons nationaux dans un premier temps et à terme la suppression presque géné-rale du rôle d'étalonnier du service public, comme dans les courses (trotteur et pur sang). Grâce à la dynamique des éleveurs de pointe et des meilleurs étalonniers privés, depuis 15 ans nous valori-sons enfin nos étalons sur les épreuves dites de "for-mation" (cycle classique SHF) à 4, 5 et 6 ans, puis sur des épreuves sportives, à proprement parler à partir de 7 ou 8 ans. Les éleveurs qui peuvent se targuer d'élever des che-vaux de sport et non des chevaux de selles (sans doute 25% des 14 000 juments) choississent des étalons parmi ceux qu' ils voient en concours ou parmi ceux dont ils con-naissent la production gagnante. La sélection par la compéti-tion depuis 15 ans restait liée, foal, sf, selle français, cso dans une certaine me-sure, à l'agrément sur le Modèle et les Allures. C'était donc, à l'évidence le bon choix. Si aujourd'hui, nous n'utilisons que le critère d'Indice BSO, en abandonnant ceux de la conformation et de la loco-motion, où allons-nous ? Je sais bien que Mr Tavernier, dans une de ses redoutables interventions pour la pro-motion du BLUP avait dit quelque chose comme " si nous devons produire des chevaux de CSO ressem-blant à des kangourous, mais qui sautent, nous de-vons le faire" !. C'est ce paroxysme que j' ai toujours trouvé extravagant. C'est totalement nier l'élé-ment évoqué plus haut de la loi du marché. Les phé-nomènes ne sont qu'excep-tions, les bons chevaux sont rares et néanmoins il faut trouver des débouchés pour les 90% restant de la pro-duction. C'est pour cela que je milite pour la création d'un standard mettant en valeur les qualités de con-formation et de locomotion, permettant de produire un cheval élégant, équilibré, délié dans ses allures qui correspond aux normes commerciales. Beaucoup ont reproché aux Hollandais de produire des chevaux trop près du sang, trop jolis, soit disant "trop beaux pour être bons" comme disent les Nor-mands. Et bien que ceux là regardent de plus près la place du KWPN Hollandais sur la scène Internationale et de surcroît sur le marché international, il y a 20 ans et la place de leader qu' il occupe aujourd' hui aussi bien en Obstacle qu' en Dressage ! Cela grâce à une sélection draconnienne sur le Modèle et les Allures, en introduisant dans leur stud book les meilleurs éléments mâles et femelles en prove-nance des autres grands stud-books européens (Holsteiner, Selle Français, Hannovriens, Trakhenner, pur-sang...). Partout où vous irez dans le Monde aujour-d'hui, vous verrez pléthore de chevaux KWPN... même dans les écuries de nos meilleurs cavaliers français. Les instances officielles fran-çaises (Haras Nationaux, SHF, DNSE, FEE, Associations d'éleveurs) semblent depuis toujours avoir ocultés le but premier d'une production ... sa commercialisation. C'est d'autant plus vrai que l'éco-nomie n'est plus la même que celle des années 60-80, et que le marché est très concurrenciel. Même des pays traditionnellement acheteurs (Suisse, Italie, GB) deviennent des pays producteurs. Les pays com-me l'Allemagne et la Hol-lande l'ont bien assimilé et sont leaders au niveau des performances et du com-merce. Pour toutes les Asso-ciations d'éleveurs, KWPN, Holstein, Hannovre, Trak-henner, la notion de résul-tats passe d'abord par le commerce. Les responsables techniques de ces associa-tions se sentent une respon-sabilité morale à trouver des débouchés commerciaux à la production de leurs ad-hérents. C'est crucial pour eux et la sélection et la commercialisation sont donc liées. Produire un cheval qui ne trouve pas preneur est un non-sens. C'est grâce à cela qu' ils ont évolué et progres-sé. En France, les initiatives commerciales d' envergure ont rarement été du fait d'institutions. Par exemple, les ventes FENCES, ont une intiative privée et c'est la plus grande réussite com-merciale de la France du cheval de sport. Cette vente ouverte aux chevaux de tous les éleveurs permet à ces derniers de vendre leur 3 ans pour un prix moyen de 150 000 Frs et pour quelques heureux élus d'espérer faire un jour le "Top price" à 3 Millions de francs (record mondial pour un 3 ans) comme ce fut le cas en 2000 ! Si les Haras Nationaux ont eu un rôle efficace et néces-saire dans les années 50-70, pour développer l'équi-tation et l'élevage du che-val de selle. En revanche, le cap suivant n'a pas été tenu. Ce sont donc les "privés" qui ont pris le re-lais. Pour étayer l'état d'es-prit dans lequel nos voisins étrangers travaillent, j'ai re-cueilli les propos d'un juge hannovrien à l'un des der-niers championnats des foals à Lanaken : "La con-formation et la locomotion sont d'une importance capi-tale... Même dans un élé-vage spécialisé, un modèle harmonieux, des allures souples et étendues sont in-dispensables car un joli che-val d'obstacle qui coopère et se déplace bien épargne-ra beaucoup de travail à son cavalier. Ce cheval, s'il n' a pas le potentiel d'un crack (même s'il est né de parents champions !) trou-vera toujours preneur sur le marché saturé du cheval de selle. Ce type de cheval sera le seul vendable à l'avenir". Cette philosophie associée à une réelle straté-gie commerciale des asso-ciations d'éleveurs Hollan-dais et Allemands constitue leur force. Si l'on confronte cet avis pertinent, reflétant la politique de sélection des pays germanophiles, à celui entendu et constaté lors des championnats de France des foals de St Lô, et com-mun à la plupart des jurys français, on s'aperçoit de l'abîme qui les sépare. LES CHAMPIONNATS DE FOALS EN FRANCE À Saint Lô, en 1998 les or-ganisateurs m'avaient de-mandé de commenter à haute voix mon jugement du lot des mâles, pour gui-der un jury parallèle consti-tué de jeunes étudiants d'un lycée agricole. J'ai tenté pendant cet après midi, de faire passer le message selon lequel le foal est amené à devenir un cheval de sport. Il faut donc l'ap-précier et le juger en mou-vement, la locomotion étant primordiale... car le cheval de sport n'est pas... de bois et le CSO ou le Dressage ne sont pas des disciplines statiques mais dynamiques. Mon leitmotiv a donc été la locomotion car elle va per-mettre de déceler les imper-fections morphologiques qui ne favoriseront pas l'uti-lisation sportive du futur cheval. La locomotion est, par nature, "la fonction par laquelle le cheval va assurer activement le déplacement de son organisme tout en-tier". C'est donc en exami-nant les trois allures (pas, trot, galop) que le juge va estimer de l'amplitude (c'est à dire la propulsion) du rythme et de la cadence (c'est à dire la suspension, de l'élasticité) et de l'éner-gie de ces allures. Un foal qui est naturellement en équilibre, notamment dans les transitions d'allures, qui change de pied aisément, qui se propulse c'est à dire qui engage ses postérieurs (dans le jargon des juges on dit "qui va chercher loin son terrain".) dans les trois allures, qui a des allures amples et déliées, est un poulain qui doit avoir une bonne morphologie qui correspond à sa destination sportive, si par ailleurs il n'a pas de tares ou défauts d'aplomb pouvant contra-rier cette utilisation sportive. Le poulain statique (ou au "tableau") qui correspond aux normes traditionnelles des juges, mais qui a une mauvaise locomotion, c'est à dire qu' il ne peut mettre à profit les prétendues qualités que les juges lui accordent, n'est pas un bon poulain. De surcroît, les juges doivent réviser leurs dogmes qui ne sont que des idées reçues ! Nous avons en France, des générations de prétendus "champions" de toutes caté-gories de concours de Mo-dèle et Allures qui ont une mauvaise locomotion, et sont restés dans l'anonymat "ad vitam aeternam" ! Attention, contrairement à foal, sf, selle français, cso ce que certains juges pré-tendent pour se disculper, il ne s'agit pas de faire l'apo-logie des chevaux jetant les pattes au trot, à la manière de ce qu'on peut voir dans certains shows, outre Rhin. Le trot est une allure im-portante (voire primordiale pour la discipline du dres-sage qui recherche un trot ample et cadencé), car c'est une allure de travail, c'est néanmoins l'allure la plus perfectible sous la selle comme vous le dirons tous les cavaliers de Dressage. En revanche, le pas, surtout le galop doivent être obser-vés avec beaucoup d'at-tention. Un poulain qui a un bon trot (ample et élas-tique) avec un galop ef-ficace, ira beaucoup plus loin, qu'un "voleur" avec un trot tape à l'oeil, sans pro-pulsion, et un galop médio-cre. Il est vrai que j'ai par-fois dû affronter des juges allemands qui avaient ten-dance à s'extasier sur des foals au trot "spectaculaire", mais qui étaient incapables de prendre le galop. Dans les jugements français la note réservée aux allures est toujours trop mineure. Par exemple, dans la grille de notation du Champion-nat de France des Foals, les allures au sens générique ne sont pas détaillées et de surcroît, ne comptent que pour 10% de la note glo-bale, ce qui est aberrant. Les allures doivent repré-senter au minimum 50% de la notation comme au nou-veau Championnat de Fran-ce des foals dits de "Dres-sage" que j' ai eu le plaisir de juger en 2000. Autre caractéristique des jurys français, c'est "les points de force" ! Les points de force d' un poulain sont les éléments déterminants de sa locomotion, c'est à dire les qualités morpho-logiques qui vont lui per-mettre une bonne détente, une bonne propulsion, un bon équilibre (encolure, épaule, bras et garrot, dos, hanches, jarrets). Malheu-reusement les juges français ont toujours confondu "points de force" (sous-en-tendu : pour se mouvoir) et squelette grossier, c'est à dire des poulains "maté-riels", communs, tels qu'ils étaient appréciés autrefois selon les critères du "cheval d'armes" : cheval cubique, dos court, canons larges, cheval rablé. C'est un con-tre sens, voire un non sens, compte tenu de l'évolution du cheval de sport. Est-ce qu'un cheval près du sang, ou un pur-sang serait dénué de points de force ? Ces "qualités" seraient-elles l'apanage des chevaux de type cob ? La tradition n'a décidément pas que des aspects positifs ! À l'occasion des Jeux Équestres Mondiaux de CSO à Rome en 1998, je constatai que quelle que soit la race, la taille, ou le gabarit des chevaux en lice, tous avaient un point com-mun à ce niveau de compé-tition, c'est l'étendue (les "rayons"), et l'amplitude. Lorsque vous discutez avec des cavaliers de haut ni-veau, outre le talent d'un cheval, ils vous parlent tou-jours de sa locomotion, ou de sa "galopade", un terme charmant qui résume l'am-plitude, l'engagement, la souplesse et l'équilibre. Personnellement, j'ai tou-jours recherché les chevaux ayant du sang, de l'étendue et de la locomotion. Mais "nul n'est prophète en son pays" surtout lorsqu'on est domicilié en Normandie où les dogmes sont ancrés plus profondément qu'ailleurs. Récemment, je lisais avec intérêt un interview du grand champion Éric Navet qui a, entre autres talents, celui d'être observateur et réfléchi, et qui précisait que les jarrets "droits" n'étaient plus considérés comme un défaut, chez un cheval de CSO ! Pendant des années, j'ai entendu des esprits cha-grins critiquer les jarrets droits et notamment ceux de mon vénérable ALMÉ et de sa descendance. Mais ALMÉ n'était-il pas un che-val de sport remarquable, reconnu pour sa propulsion exceptionnelle et sa pro-duction n'a-t-elle pas été hors du commun ? Les juges acquièrent leur expérience par la tradition des juges qui les ont "for-més". Très peu d' entre-eux se remettent en cause, com-me le dit le professeur vété-rinaire Denoix, " les métho-des de jugement sont empi-riques, abstraites, permet-tant libre court à toute interprétation personnelle ("mauvais jarrets"...) et idées reçues sans fonde-ment". Les juges français, ne voy-agent pas beaucoup. On ne les voit jamais à l'étranger dans les grandes manifes-tations d'élevage ou de sport. L'observation du cheval de sport européen permet tout de même, de faire évoluer son jugement. C'est très gratifiant pour tout homme de cheval de pouvoir comparer ses critè-res de jugement. Les menta-lités évoluent très lente-ment. Entre le moment où l'on soumet une idée à nos instances dirigeantes et le moment ou elle commence à prendre forme, il faut compter un délai de 5 à 10 ans ! C'est le laps de temps qu'il aura fallu pour faire admettre aux Haras Natio-naux, la nécessité du testa-ge à l'obstacle de ses éta-lons. Depuis quelques an-nées, j'ai émis l'idée qu'une équipe (Haras, Ecole vétérinaire, Inra, Éleveurs, Cavaliers...) travaille sur le projet d'un standard du cheval de sport. Grâce au guide WBFSH, on a la liste des meilleurs che-vaux de sport (CSO, Dres-sage, CCE) du Monde et des meilleurs étalons. Ne peut-on pas mettre en place un système de calculs anatomi-ques afin de savoir, enfin, si tous les bons chevaux de sport ou leurs pères, ont des critères morphologiques communs ? Il me semble urgent et indispensable de déterminer les qualités mor-phologiques à rechercher chez un cheval de sport qui soit moins empirique que le système actuel, un standard, tout simplement, comme cela existe dans toutes les autres races animales. Ainsi on pourra peut-être avoir une idée plus précise d'une réelle corrélation entre le Modèle et l'Aptitude ! Le professeur Denoix a amorçé une recherche sous l'aspect "clinique" ou méca-nique. Si l'on considère que le jugement du Modèle et Allures n'est qu'un simula-cre de sélection, une sorte de kermesse comme cer-tains le disent, alors qu'on arrête tout cela. Les V.R.P. du BLUP, ont toujours nié l'intérêt et l'importance de la sélection phénotytique; Ils sont arrivés à leur fin puisque l'Administration des haras agrée de "droit" tous les étalons sur performan-ces (ISO) ou sur BSO, sans expertise depuis plusieurs années. Il est grand temps que les associations socio-professionnelles réagissent car ce sont elles qui sont, en partie, responsables de ce laisser aller, par leur ab-sence de cohésion, pour faire face à une Administration en pleine déliquescence. Lors du dernier week-end d'Octobre 2000, j'ai eu l'honneur d'être invité par "l'Associacion Argentina Fo-mento Equin" comme juge unique à l'occasion du Championnat d'Argentine "Fiesta del Caballo en Ac-cion" à Buenos Aires. Des poulains et chevaux de 1 an à 5 ans, par catégorie d'âge et de race (Selle Argentin, SF, Holstein, Westphalie, Z) ont été jugés sur deux jours avec le second jour la nomination des Champions Suprêmes. C'est beaucoup plus motivant et intéressant de juger seul plutôt que de participer à un jury collégial où l'on doit faire des concessions pour satisfaire certains des juges avec les-quels on n'est pas d'accord. Car cela devient un peu le nivellement par le bas. Comme juge unique, il faut prendre ses responsabilités et expliquer ses choix et ses préférences sans pouvoir se retrancher derrière un jury de groupe. Cela demande une plus importante con-centration, mais c'est intel-lectuellement plus enrichis-sant. En axiome, j'avais demandé à ne pas connaître les origines des chevaux avant la fin du jugement, afin d'être le plus objectif possible, même si je ressens une certaine frustration à ne pas connaître le pedigrée d'un cheval que je regarde. Le lot de chevaux jugés en foal, sf, selle français, cso Argentine était dans l'en-semble d'une bonne qua-lité, remarquablement toilet-tés mais pas toujours bien présentés en main. Les femelles étaient particu-lièrement remarquables. La Championne Yearlings catégorie Selle Argentin, MAGNUS CIRCE Z (Calvin Z x Welgotthard) a obtenu le prix spécial des "meilleures allures". C'est une excellen-te femelle bai foncé, ravis-sante et très sport, avec de l'étendue, du sang, de bons tissus, avec une excellente ligne de dos. En mouve-ment elle a encore plus de présence, elle a un trot am-ple et cadencé. Le Champion Suprême mâle est aussi un Selle Argentin, c'est un étalon de 5 ans qui a été présenté également monté : SANTA CECILIA ICARO (Inschallah II ) est un petit-fils de l'Anglo-Arabe français Inschalla (Israel x Nithard) exporté dans le Oldenbourg et la mère de ce lauréat est une jument argentine aux origines non enregistrées. C'est un beau cheval bai foncé de 5 ans avec de l'étendue, une excellente sortie d'encolure avec une jolie tête expressi-ve, avec une excellente ligne de dos, la hanche au-rait pu être plus longue, ses articulations sont en place. En mouvement, il marche bien au pas mais ses jarrets sont un peu vacillants, son trot manque un peu d'am-plitude mais régulier et il a un excellent galop équili-bré. Ma Championne Suprême a été la jument de 4 ans Selle Argentin GAMA SOFIA (Salido Z x Lacapo), issue du croi-sement d'étalons Olden-bourg et Holsteiner sur une souche Argentine. Une ma-gnifique jument baie très complète, étendue ayant une belle sortie d'encolure, avec une superbe ligne du dessus, de très bonnes angulations, une cuisse large et d'excellentes articu-lations. Elle est active en mouvement avec des allures énergiques. S'il y avait eu à décerner un "Best in Show", j'aurai choisi sans hésitation cette dernière. Les jours qui suivirent ce Championnat,foal, sf, selle français, cso par des éleveurs à visiter leurs élevages de chevaux de sport dans les environs de la capitale. Dans des estancias de 200 à 700 hec-tares, des troupeaux de 20 à plus de 100 juments com-portant des juments de races diverses : Selle Argen-tin de souche Anglo-Nor-mande ou de souche Alle-mande, des Pur Sang, ou encore des Selle Français et des juments Zangersheide, les dernières arrivées. J'y ai retrouvé avec plaisir des juments nées à Brullemail que j'avais vendues à Zangersheide ou à FENCES. La qualité des juments m'a semblé dans l'ensemble de bonne qualité morpho-logique, certaines en pro-venance d'Europe ayant des origines exceptionnelles. En revanche, chacun voulant posséder ses propres éta-lons, par souci d'économie car leurs juments sont nom-breuses mais aussi, peut-être, par fierté personnelle, la qualité de certains éta-lons utilisés n'est pas tou-jours à la hauteur pour pro-duire des chevaux de sport compétitifs internationale-ment. C'est mon deuxième voyage en Argentine, l'an dernier j'avais participé à une con-férence sur le cheval de sport et de course français. C'est un pays aux di-mensions fascinantes où l'on a l'impression que de grandes choses peuvent être entreprises notamment dans le secteur du cheval de sport. et Futuna (987) Polynésie Française (988) Nouvelle-Calédonie Corse (2A) Corse-du-Sud (2B) Haute-Corse Départements d'Outre-Mer (971) Guadeloupe (972) Martinique (973) Guyane (974) La Réunion (975) Saint-Pierre-et-Miquelon (976) Mayotte Franche-Comté (25) Doubs (39) Jura (70) Haute-Saône (90) Territoire de Belfort Haute-Normandie (27) Eure (76) Seine-Maritime Ile-de-France (75) Paris (77) Seine-et-Marne (78) Yvelines (91) Essonne (92) Hauts-de-Seine (93) Seine-Saint-Denis (94) Val-de-Marne (95) Val-d'Oise Languedoc-Roussillon (11) Aude (30) Gard (34) Hérault (48) Lozère (66) Pyrénées-Orientales Limousin (19) Corrèze (23) Creuse (87) Haute-Vienne Lorraine (54) Meurthe-et-Moselle (55) Meuse (57) Moselle (88) Vosges Midi-Pyrénées (09) Ariège (12) Aveyron (31) Haute-Garonne (32) Gers (46) Lot (65) Hautes-Pyrénées (81) Tarn (82) Tarn-et-Garonne Nord-Pas-de-Calais (59) Nord (62) Pas-de-Calais Pays de la Loire (44) Loire-Atlantique (49) Maine-et-Loire (53) Mayenne (72) Sarthe (85) Vendée Picardie (02) Aisne (60) Oise (80) Somme Poitou-Charentes (16) Charente (17) Charente-Maritime (79) Deux-Sèvres (86) Vienne Provence-Alpes-Côte-d'Azur (04) Alpes-de-Haute-Provence (05) Hautes-Alpes (06) Alpes-Maritimes (13) Bouches-du-Rhône (83) Var (84) Vaucluse Rhône-Alpes (01) Ain (07) Ardèche (26) Drôme (38) Isère (42) Loire (69) Rhône (73) Savoie (74) Haute-Savoie

We are a french breeding farm stud specialised in selle français show jumping horses.We have horses for sale : foal,yearling,colt,filly,broodmare of top selle français genetics from our breeding stud farm.

Jean-Christophe BESSON
Le bourg 
50 560  GEFFOSSES
tél : 01.30.56.65.49 portable : 06.15.92.10.54

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